Laure Pouliquen au Salon Marjolaine 2010 avec Guy Trédaniel et Robert Masson
*** Les photos ci-après sont sous Copyright Laure Pouliquen, ces dernières ont été prises avec un téléphone portable, d’où une qualité moindre !!
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Je suis en ALD, témoignage de Christine Lorence
Je suis en ALD
Ce jour, je voulais faire part de mon indignation face au nouveau décret mis en place le 1er avril 2011 – Décret n° 2011-258 du 10 mars 2011 portant modification des conditions de prise en charge des frais de transport pour les malades reconnus atteints d’une ALD (affection de longue durée) – [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023685986&dateTexte&categorieLien=idayant] et m’insurge avec force contre cette décision.
Pour quelles raisons le Gouvernement cherche à faire des économies sur le dos des malades, c’est purement scandaleux, sans parler de certains médicaments qui ne sont plus remboursés, etc… la liste est longue !
Par ailleurs, je souffre d’insuffisance rénale chronique et j’avoue m’inquiéter grandement pour mon avenir car je ne suis pas toujours en état de me déplacer pour les divers soins et visites régulières chez mon Néphrologue,
En ma qualité d’assistante de Laure Pouliquen, fondatrice de l’AMESSI (Association loi 1901 dont l’objet social est notamment de défendre les malades, patients, et/ou groupements de malades) et étant directement concernée par ce décret, un communiqué sera publié sur le site officiel de l’AMESSI , ce dernier sera diffusé et relayé sur les réseaux sociaux, sites partenaires et autres.
Enfin je m’associe à Laure Pouliquen qui lutte depuis de nombreuses années contre la médecine à deux vitesses, voire à trois vitesses.
Décret : [http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023685986&dateTexte&categorieLien=idayant]
Christine LORENCE
Assistante de Laure Pouliquen
Secrétaire Générale de l’AMESSI
Alternatives Médecines Évolutives Santé et Sciences Innovantes
http://www.amessi.org/
http://www.amessi.tm.fr/
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Notre poison quotidien, une enquête de Marie-Monique Robin
Notre poison quotidien, Une enquête de Marie-Monique Robin
Une coproduction d’Arte France et INA – France 2010, 113 Mn. – HD – Inédit
Existe-t-il un lien entre l’exposition à des pesticides et l’épidémie de cancer ?
« J’ai pu constater que le système de règlementation est totalement inopérant. »
« Toutes les compagnies chimiques ont menti sur la toxicité de leurs produits. »
« Les pesticides, 200 000 morts par intoxication aigüe par an dans le monde. »
«J’ai complètement changé ma manière de manger ! »
Source : http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Notre-poison-quotidien/Entretien-avec-la-realisatrice/3676198.html
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Protégé : Ensemble contre le Cancer
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10 médicaments à retirer du marché
10 médicaments à retirer du marché
Par Julie Joly et Estelle Saget pour L’EXPRESS.FR
Tous les produits pharmaceutiques ont des effets secondaires, mais, pour ceux-ci, les risques encourus sont trop importants. L’Express a dressé cette liste à partir des investigations de la revue Prescrire et avec l’aide d’un spécialiste, le Pr Giroud.
Le scandale du Mediator a braqué les projecteurs sur la revue médicale indépendante Prescrire, poil à gratter des firmes pharmaceutiques et des autorités de santé. C’est en lisant ce mensuel que le Dr Irène Frachon, à l’origine des révélations dans cette affaire, s’est inquiétée pour la première fois des effets indésirables du médicament. Financée par ses 29 000 abonnés, la rédaction analyse à la loupe tous les médicaments vendus en France. Les médecins ou les pharmaciens qui la composent n’ont aucun lien (ni direct ni indirect) avec un laboratoire. Ils passent au crible, pour chaque molécule, l’ensemble des études cliniques, des articles scientifiques et des informations disponibles.
Tous les produits pharmaceutiques produisent des effets secondaires. Se fondant sur ce travail d’une rigueur exemplaire, L’Express a identifié ceux dont le rapport bénéfices-risques est clairement défavorable. Autrement dit, les avantages apportés ne sont pas suffisants comparés aux dangers auxquels ils exposent. Cette liste a ensuite été soumise à l’avis du Pr Jean-Paul Giroud, pharmacologue, membre de l’Académie nationale de médecine. Autorité morale et scientifique en matière de sécurité des médicaments, il n’a aucun lien avec les laboratoires et siège aux commissions d’autorisation de mise sur le marché (AMM) et de pharmacovigilance. A l’heure où Pfizer retire son remède contre l’hypertension artérielle pulmonaire, Thelin, L’Express livre les noms des dix médicaments contestables (présentés dans l’ordre alphabétique) qui ne devraient pas être sur le marché. De même que leurs versions génériques.
Actos
Indication: traitement du diabète de type 2, dit « gras »
Le diabète de type 2 est une maladie de société aux complications graves. Une nouvelle famille de molécules, les glitazones, promet d’augmenter la sensibilité des patients à l’insuline. Mais la liste de leurs effets indésirables graves ne cesse de s’allonger: oedèmes maculaires, fractures osseuses chez les femmes, insuffisances cardiaques. Le 3 novembre, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) annonçait le retrait de l’un d’eux, l’Avandia (GlaxoSmithKline). En dépit d’une efficacité jugée « faible » par la Haute Autorité de santé et de risques accrus de cancers de la vessie, Actos, lui, est toujours remboursé à 65%.
Contacté, le fabricant, Takeda, répond: « Actos appartient à la même classe pharmacologique qu’Avandia, mais il n’a pas les mêmes indications et présente des effets différents. Actuellement, Takeda soutient deux études visant à analyser la relation entre Actos et le cancer de la vessie. »
Adartrel
Indication : syndrome des jambes sans repos
L’Adartrel (GSK), une molécule utilisée à fortes doses dans la maladie de Parkinson, expose à des effets indésirables pénibles (nausées, comportements impulsifs, libido exacerbée, hallucinations ou paranoïa) et d’autres, graves (syncopes), alors qu’il s’agit au départ de résoudre un problème bénin de sommeil perturbé. De plus, il existe un risque de voir augmenter les symptômes, après une première phase d’amélioration.
Contacté, le fabricant, GlaxoSmithKline, n’a pas répondu.
Di-Antalvic
Indication: antidouleur
10 médicaments à retirer du marché
Le Di-Antalvic figure parmi les dix médicaments que L’Express recommande de retirer du marché.
M. Gibert pour L’Express
Le Di-Antalvic est un mélange savant de dextropropoxyphène et de paracétamol vendu depuis plus de quarante ans et censé être plus efficace contre la douleur que le paracétamol seul (type Doliprane). Cette supériorité n’a cependant jamais été démontrée. En revanche, les risques de surdosage, fréquents en cas de douleurs aiguës ou chroniques, peuvent être lourds, allant du trouble psychiatrique et cardiovasculaire… à l’arrêt cardiaque. Alertées par plusieurs centaines d’overdoses mortelles (volontaires ou accidentelles) survenues dans leur pays, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse ont interdit tous les médicaments de ce type il y a plusieurs années. L’Europe leur a emboîté le pas en juin 2010, puis les Etats-Unis le 19 novembre. Fabriqué par un laboratoire national, le Di-Antalvic est remboursé en France à 65%. Annoncé une première fois en mai, puis en juillet, son retrait définitif est programmé… pour septembre 2011 au plus tard.
Contacté, le fabricant, Sanofi-Aventis, répond: « Cette période de retrait progressif a été jugée nécessaire par les autorités de santé européennes pour préparer les médecins à une autre stratégie de prise en charge de la douleur de leurs patients. »
Hexaquine
Indication : crampes musculaires
Ce médicament contient de la quinine, une substance utilisée efficacement contre le paludisme mais aux effets secondaires graves: troubles du rythme cardiaque, baisse du nombre de plaquettes, réactions allergiques sévères. Près d’une centaine de morts ont été attribuées à la quinine aux Etats-Unis, où elle n’est plus prescrite contre les crampes depuis 1995. L’été dernier encore, la Food and Drugs Administration (FDA) le martelait: ce trouble, bénin et temporaire, ne justifie pas l’usage d’une substance si dangereuse. En France, aucun autre traitement n’existe contre les crampes, où l’efficacité de l’Hexaquine a été jugée « faible » par la Haute Autorité de santé. Cependant, il est toujours autorisé dans cette indication et partiellement remboursé (à 15%).
Contacté, le fabricant, le Laboratoire du Gomenol, répond: « L’Hexaquine contient de la quinine à faible dose. Contrairement aux Etats-Unis, il a toujours été prescrit sur ordonnance, en fonction de la gravité des douleurs, du poids et de la taille des patients. »
Intrinsa
Indication : baisse du désir chez les femmes après ablation des ovaires et de l’utérus
Présenté comme le nouveau Viagra féminin, ce patch à la testostérone n’a pas été autorisé aux Etats-Unis en raison de sa faible efficacité sur la libido féminine, mais aussi, et surtout, de ses nombreux effets indésirables : virilisation (pilosité aggravée, voix rauque), acné, troubles hépatiques et cardiovasculaires, prise de poids. Il a toutefois été autorisé en France début 2007 pour les femmes artificiellement ménopausées après l’ablation chirurgicale des ovaires et de l’utérus. A la lumière des dernières études, cette prise de risque semble inutile. D’autant que les effets du médicament à long terme, notamment les risques de cancer du sein, n’ont pas été évalués.
Contacté, le fabricant, Warner Chilcott, répond: « Seules 500 patientes sont traitées par Intrinsa après une ablation des ovaires et de l’utérus. Celles qui l’utilisent en dehors de cette indication s’exposent évidemment au surdosage. »
Ketek
Indication : infections respiratoires
Ketek n’a pas d’efficacité clinique supérieure à d’autres antibiotiques (famille des macrolides) alors qu’il expose à de nombreux risques pour la santé en cas d’association avec d’autres médicaments. Par ailleurs, les réévaluations conduites par les autorités européennes en 2006 et en 2007 concluent que plusieurs graves effets secondaires sont retrouvés plus fréquemment : le risque d’aggravation d’une myasthénie (faiblesse musculaire), de pertes de connaissance, de troubles visuels, de troubles du rythme cardiaque et d’atteintes hépatiques.
Contacté, le fabricant, Sanofi-Aventis, répond: « Les autorités de santé européennes (Emea) ont confirmé une réévaluation du rapport bénéfice-risque favorable pour le Ketek en 2006 et en 2007, en précisant les précautions supplémentaires d’usage à respecter. »
Nexen
Indications : arthrose et règles douloureuses
Nexen est à l’origine de troubles du foie parfois mortels, connus depuis de nombreuses années. La Finlande et l’Espagne l’ont retiré du marché dès 2002 à la suite de cas d’hépatites fulminantes. L’Irlande a suivi en 2007. Les autorités européennes réévaluent actuellement cet antidouleur pour la troisième fois. Le fabricant est chargé de recenser les cas de greffes du foie qui pourraient être liées au Nexen. Les mêmes instances ont pourtant déjà reconnu clairement, l’an dernier, un surcroît de troubles hépatiques graves provoqués par ce médicament.
Contacté, le fabricant, Thérabel Lucien Pharma, répond: « La troisième enquête de l’Agence européenne des médicaments (Emea) a pour objectif une évaluation globale du rapport bénéfice-risque de la molécule, dont seul le potentiel hépato-toxique avait jusque-là été investigué par les experts européens. »
Vastarel
Indications : vertiges, acouphènes, angines de poitrine, troubles du champ visuel
Commercialisé depuis plus de quarante ans, ce médicament très utilisé par les patients âgés a vu ses indications thérapeutiques s’étendre au fil du temps, sans preuves solides de son efficacité. Depuis une dizaine d’années, en revanche, plusieurs effets indésirables inquiétants ont été observés: tremblements, troubles de la marche et des jambes sans repos, syndromes parkinsoniens. Délivré sur ordonnance, il est remboursé à 35%.
Contacté, le fabricant, SERVIER, n’a pas souhaité répondre.
Zyprexa
Indications : schizophrénie et troubles bipolaires
Le fabricant a reconnu, en 2003, que le Zyprexa pouvait provoquer une obésité sévère. En 2007, il a précisé sur les notices des boîtes vendues aux Etats-Unis que la survenue d’une hyperglycémie (taux de sucre trop élevé dans le sang, l’un des symptômes du diabète) était plus fréquente qu’avec d’autres médicaments de la même génération (type Solian ou Risperdal). C’est là tout le problème, s’agissant d’un traitement au long cours, voire à vie. Plus de 28 000 patients américains ont été indemnisés par la firme pour obésité, hyperglycémie ou diabète.
Contacté, le fabricant, Lilly France, répond: « Les effets secondaires concernant la prise de poids sont connus et mentionnés dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP), tel qu’il figure dans le Vidal depuis l’AMM initiale de septembre 1996. Les risques d’hyperglycémie et de diabète ont aussi été mentionnés dès juillet 1999. De plus, le RCP a été régulièrement mis à jour afin de préciser, voire de renforcer, la mention de certains effets indésirables comme le risque de prise de poids, ou de survenue d’anomalies lipidiques, d’hyperglycémie, voire de diabète. »
Zyban
Indication : sevrage tabagique
Les bénéfices du Zyban (GSK), une substance proche des anorexigènes amphétaminiques comme le Mediator, sont incertains et, au mieux, très modestes, alors que des effets indésirables graves sont, eux, avérés, comme l’hypertension artérielle. Ce médicament n’apparaît pas plus efficace que les gommes à mâcher ou les patchs à base de nicotine, qui présentent moins d’effets indésirables.
Contacté, le fabricant, GlaxoSmithKline, n’a pas répondu.
ps de Laure Pouliquen : On notera au passage que le fameux ZYBAN (prescrit pour le sevrage tabagique) est de nouveau mentionné (une fois de plus) avec ses effets indésirables graves avérés, dont le risque d’HTA (Hypertension Artérielle) NO COMMENT… !!! Avis à certaines personnes qui se reconnaitront certainement, car la lutte contre le tabagisme c’est très bien, mais néanmoins, il ne faut pas occulter les effets secondaires graves de certaines méthodes/et ou médicaments prescrits pour lutter contre le TABAGISME, à savoir les patchs à la nicotine, les cigarettes électroniques, le ZYBAN, le CHAMPIX, etc…., qu’on se le dise une bonne fois pour TOUTES !!! .
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Les dessous du scandale du Mediator
Par Vincent Olivier, publié le 05/01/2011
Quel est le rôle des laboratoires ? Pourquoi les premières alertes n’ont-elles pas débouché sur un retrait du Mediator ?
L’Express a mené l’enquête.
Des morts par milliers. Un médicament peu efficace, prescrit par des médecins imprudents, voire incompétents. Des ministres amnésiques, une administration laxiste, des experts aux abonnés absents. Ce serait donc cela, le « meilleur système de santé au monde », comme le répètent à l’envi depuis des années nos responsables politiques? Un système qui laisse, pendant près de trente ans, des malades avaler un médicament que le reste du monde savait dangereux… Sans tomber dans le fantasme de la conspiration généralisée, le scandale du Mediator soulève tant de questions qu’on ne sait plus aujourd’hui quels mots employer: légèreté ou négligence, incompétence ou cynisme, erreurs involontaires ou mensonges délibérés? Chargé de la Santé dans un précédent gouvernement, Xavier Bertrand n’aurait donc été tenu au courant de rien – comme, d’ailleurs, tous ses prédécesseurs, gauche et droite confondues. L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), pourtant en première ligne sur ces questions, affirme à L’Express, par la bouche de sa directrice générale adjointe, Fabienne Bartoli, qu’elle ne pouvait réagir plus vite « au vu des éléments mis à sa disposition avant l’automne 2009″. Les experts? Ils jurent avoir fait tout ce qui était en leur pouvoir – et tant pis si aucun d’entre eux ne s’est publiquement exprimé à l’époque. Quant au PDG du laboratoire, Jacques Servier, qui n’a jamais caché son engagement à droite, il avance, dans Le Monde, cette explication surréaliste: « On en veut au gouvernement. »
Quelle est la responsabilité des médecins?
Il serait, toutefois, un peu facile de s’en tenir là . Correctement prescrit, c’est-à -dire en respectant les indications officielles, ce médicament n’aurait jamais provoqué une telle hécatombe: le Mediator était, en principe, réservé aux patients diabétiques en surpoids. Or, 5 millions de Français en ont effectivement pris, dont beaucoup dans le seul souci de perdre quelques kilos. Sur ces prescriptions abusives, des médecins vont devoir rendre des comptes. Y compris, peut-être, devant la justice.
Reste une question obsédante: pourquoi personne – ou presque – n’a-t-il rien vu? Pourquoi, surtout, les premières alertes n’ont-elles pas débouché sur un retrait du Mediator? La réponse est à trouver dans l’extraordinaire mélange des genres où s’ébattent la quasi-totalité des acteurs de cette affaire. Ainsi, un laboratoire qui commercialise un médicament est également chargé de sa surveillance. Il est même tenu légalement d’envoyer aux autorités des rapports périodiques de pharmacovigilance et de signaler tout problème éventuel – autant lui demander de se tirer une balle dans le pied. De leur côté, les médecins qui servent d’experts pour les pouvoirs publics sont les mêmes que ceux qui travaillent pour l’industrie pharmaceutique – il est vrai que, en France comme ailleurs, les « bons » ne sont pas si nombreux.
Que dire, enfin, des conflits de loyauté potentiels chez certains responsables en poste aujourd’hui? Entre 2001 et 2004, Fabienne Bartoli, par exemple, est chargée d’études à Bercy pour la politique industrielle du médicament. De 2004 à 2006, elle devient conseillère technique au ministère de la Santé, avec Philippe Douste-Blazy puis Xavier Bertrand. Elle rejoint ensuite l’Igas. Qu’elle quitte en 2009, pour devenir directrice générale adjointe de l’Afssaps. Interrogée sur le Mediator par les médias, elle s’est toujours gardée d’évoquer ses expériences antérieures… « De la proximité à la connivence, voire à la complaisance, il n’y a parfois qu’un petit pas », observe le député Gérard Bapt. Un système en vase clos, qu’il faudra bien remettre à plat. Le plus tôt serait le mieux.
En 2002, après la naissance de son troisième enfant, Françoise ne parvient pas à perdre ses kilos en trop. Cette épouse d’un haut cadre de l’industrie pharmaceutique se rend alors chez son généraliste. « Il m’a prescrit du Mediator pendant trois mois. » Palpitations, nausées, les effets secondaires la contraignent à arrêter le traitement après une semaine. « J’avais complètement oublié tout ça. Quand l’affaire est sortie dans les médias, j’ai foncé chez un cardiologue, qui m’a rassurée. Rétrospectivement, je me dis que j’ai eu un coup de bol monstrueux. »
Comme Françoise, 5 millions de Français ont, en trente ans, « bouffé » du Mediator sans jamais se douter de ses dangers. Et, comme cette mère de famille, ils découvrent aujourd’hui, paniqués, qu’on leur a prescrit un médicament au mieux pas très efficace, au pire mortel. A l’origine pourtant, rien ne destinait le Mediator à devenir le « médicament aux 2 000 morts ». Mis sur le marché en 1976 en tant qu’hypolipidémiant (pour diminuer le taux de lipides dans le sang), il est également prescrit à partir de 1990 comme « adjuvant au régime adapté pour les personnes diabétiques en surcharge pondérale ». Son usage est donc en principe réservé à ces patients-là . Pas question d’en proposer à un diabétique qui ne suivrait pas de régime et, a fortiori, à un non-diabétique. Une donnée essentielle, dont certains médecins se sont allègrement affranchis en le proposant comme coupe-faim à des femmes un peu rondes.
Dès 1998, des pharmacologues s’inquiètent de ses effets
Vingt ans durant, le Mediator sera prescrit sans histoires. Ou presque: en 1995, un arrêté de la Direction générale de la santé (DGS) interdit l’utilisation des amphétamines dans des préparations magistrales – ces médicaments fabriqués « sur mesure » par un pharmacien pour un patient donné. Le benfluorex – le principe actif du Mediator – figure sur la liste de la DGS. Mais la molécule commercialisée par le laboratoire Servier, elle, reste sur le marché. Comme si elle était dangereuse en poudre mais pas en comprimés!
Même incohérence pour un autre coupe-faim, l’Isoméride, commercialisé par Servier à partir de 1985, et brutalement retiré du marché en 1997 en raison des risques d’hypertension artérielle pulmonaire et de valvulopathie (atteinte des valves cardiaques). Estimant que le Mediator présente des dangers similaires, les Etats-Unis l’interdisent à la vente. La France, là encore, ne suit pas, s’en tenant à l’argumentation de Servier : ces deux médicaments proviennent de molécules chimiques différentes et leurs indications sont distinctes.
Le résultat ne se fait pas attendre. De nombreux patients « basculent » de l’un à l’autre avec la bénédiction de leur médecin. Et tant pis si, dès 1998, des pharmacologues s’alarment du fait que le Mediator et l’Isoméride se transforment, une fois absorbés par l’organisme, en une même substance, la norfenfluramine, laquelle a bien un effet toxique sur le coeur.
L’année 1999 marque un tournant. Pour la première fois, un cardiologue, le Dr Chiche, observe un cas de valvulopathie chez un patient sous Mediator. Intrigué, il envoie une « notification » – un signalement officiel – au centre de pharmacologie de Marseille qui, à son tour, la transmet à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Premier cas donc, et première surprise: l’Afssaps enregistre le signalement dans sa base de données. Pour l’oublier aussi vite.
Cette même année, la Commission de la transparence, chargée d’évaluer le « service médical rendu » (SMR) des médicaments, se penche sur le Mediator. Son avis, transmis au ministre de la Santé dont elle dépend, est sans appel : le SMR du Mediator est jugé « insuffisant ». Un membre important de cette commission se souvient: « Le signal envoyé aux médecins était clair. Ce médicament n’avait pas d’intérêt thérapeutique; le taux de remboursement par la Sécurité sociale devait en conséquence passer de 65 % à 35 % et, à terme, tomber à 0%. Sur le plan économique, cela signifiait bien entendu la mort du Mediator. »
Curieusement, l’avis ne sera suivi par aucun des ministres de la santé successifs. Ni Martine Aubry, ni Xavier Bertrand (qui n’a pas souhaité répondre à nos questions), ni Roselyne Bachelot n’oseront dérembourser un médicament que l’on savait pourtant coûteux, inefficace et même dangereux. Pourquoi? Ce même membre de la Commission de la transparence avance une explication: « Comme tout « vieux » médicament largement prescrit, il a bénéficié d’une présomption d’innocence, les experts estimant que s’il avait été toxique, on s’en serait rendu compte bien avant. » Et le même d’ajouter: « A ma connaissance, Servier n’est jamais intervenu directement auprès du ministre de la Santé. En fait, il tapait plus haut – à Matignon, voire à l’Élysée. Invoquant sans doute, avec ses interlocuteurs de droite, ses orientations politiques marquées, et faisant avec ceux de gauche un chantage à l’emploi. »
Voilà comment, pendant dix ans, le Mediator restera autorisé en France. Rétrospectivement, les alertes n’ont pourtant pas manqué. Sur le plan international d’abord. En 1998, la Suisse interdit le Mediator. En 1999, deux experts italiens mandatés par l’Agence européenne des médicaments font part de leurs doutes sur l’innocuité de ce médicament. Un an plus tard, la revue médicale Circulation soutient ces interrogations. En 2003, un premier cas de valvulopathie alerte les autorités sanitaires espagnoles, qui l’interdisent en 2005. En Italie, Servier suspend, de lui-même, sa commercialisation – preuve, au passage, qu’il était bien conscient des dangers qu’il faisait courir à ses patients.
En France aussi, les motifs d’inquiétude ne manquent pas. Après le premier cas, en 1999, un deuxième signalement officiel est fait à Toulouse, en 2004. Puis un autre en 2005. Et un autre l’année suivante – publié, celui-là , par le Pr Montastruc, membre de la Commission nationale de pharmacovigilance… Au total, pas moins de sept notifications seront envoyées aux autorités sanitaires avec, à chaque fois, les mêmes effets secondaires: « Insuffisance mitrale » ou « insuffisance de valve cardiaque ». Chez Prescrire, la seule publication médicale indépendante de toute publicité, on enrage : dès 1995, la revue demandait le retrait du Mediator du marché, au motif qu’il n’apportait « rien de nouveau » et que ses risques étaient « mal évalués ».
Irène Frachon, provinciale, n’est pas prise au sérieux
Il faudra l’obstination d’une femme, seule contre tous ou presque, pour que les autorités sanitaires se décident enfin à bouger. Irène Frachon est pneumologue. En 2007, au CHU de Brest, elle voit une patiente atteinte d’une insuffisance mitrale sous Mediator, et établit le lien avec un article de Prescrire paru l’année précédente. Sensibilisée aux dangers des coupe-faim, elle se lance dans un travail de fourmi, croise les bases de données, vérifie les prescriptions. En février 2009, sa conviction est faite. Avec des collègues, elle débarque à l’Afssaps avec, dans sa sacoche, une dizaine de cas précis et documentés. On l’écoute poliment. En octobre 2009, la commission d’Autorisation de mise sur le marché (AMM), qui ne dépend pas de l’Afssaps, donne un avis favorable à deux génériques du Mediator.
Incompétence? Aveuglement? Complaisance des experts? Un ancien membre important de la Haute Autorité de santé réfute les accusations de corruption: « C’est un petit cercle où tout le monde se connaît. Personne ne se risquerait à mettre sa réputation en jeu. » En revanche, il évoque des « questions d’ego » entre experts et craint que certains d’entre eux « n’aient tout simplement pas pris au sérieux ce médecin, femme et provinciale qui plus est, parce qu’elle ne faisait pas partie du sérail ». Il regrette surtout l’incroyable « éclatement des instances de décision » économiques, sanitaires, scientifiques et médicales: commissions en tout genre (Transparence, Pharmacovigilance, AMM) d’un côté, administrations officielles de l’autre (Afssaps, DGS, centres régionaux de pharmacovigilance), le tout sous la tutelle des ministères de l’Economie, de la Santé et de l’Industrie. Mal coordonnées, ces structures agissent dans la vie d’un médicament, mais ni au même moment ni en fonction des mêmes enjeux – prix, taux de remboursement, effets indésirables… – ce qui provoque des décisions parfois contradictoires.
Ainsi, alors que l’Afssaps décide enfin de retirer le Mediator, en novembre 2009, le ministère de la Santé minimise les risques et se contente d’une information a minima en direction du corps médical. Irène Frachon, elle, continue son combat et s’attelle à la rédaction d’un livre, Mediator 150 mg. Malgré des éléments accablants, cet ouvrage se verra interdire, le jour de sa sortie, en juin 2010, la publication en couverture de son bandeau sous-titré « Combien de morts? », le tribunal de Brest jugeant que l’éditeur s’était « quelque peu imprudemment avancé dans ses allégations à l’encontre du produit ».
En novembre, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) apporte un démenti cinglant en démontrant que le risque d’hospitalisation est multiplié par trois et celui d’intervention chirurgicale par quatre chez les patients diabétiques traités au Mediator. Reprenant une partie de ces données, une épidémiologiste de l’institut Gustave-Roussy, de Villejuif (Val-de-Marne), Catherine Hill, aboutit à ce calcul effrayant: 500 décès entre 1976 et 2009. Encore cette estimation ne tient-elle pas compte des personnes qui n’ont pas été hospitalisées, ni des autres complications ou décès à venir. Aujourd’hui, une autre étude de l’Afssaps intégrant les complications et la mortalité à long terme évoque même le chiffre de 2000 morts.
Qui va payer? Des victimes ont porté plainte mais, en matière médicale, le lien de causalité est toujours difficile à prouver et le laboratoire, expert en arguties juridiques, se battra pied à pied, comme il l’a déjà fait avec l’Isoméride. Le directeur de la Cnam a beau annoncer qu’il se retournera contre Servier, il n’est pas sûr d’obtenir gain de cause. Quant à savoir si ce type d’affaires peut se reproduire… L’Afssaps, dont les missions se sont considérablement élargies ces dernières années, connaît un sérieux tour de vis : 8 millions d’euros en moins l’année prochaine, des recettes en baisse et une réduction de personnel attendue pour 2012. Fabienne Bartoli, directrice générale adjointe, le reconnaît: « 2012 ne sera pas un exercice facile. » On veut bien la croire.
Source : Journal l’Express
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Cholestérol : en avoir, ou pas ?
par Bruno Schnebert
Parmi les questions que posent les usagers à leur médecin, le cholestérol occupe une place dévorante. Et excessive. Il est plus que temps de donner des informations fiables sur le sujet. Les voici, grâce à Bruno Schnebert, cardiologue de famille anti-terroriste.
Martin Winckler
« Avoir du cholestérol ? », ça veut dire quoi ?
Le cholestérol est une molécule indispensable à la synthèse de certaines vitamines, nécessaires à la vie. Il est aussi utile pour transporter d’autres substances. Il est donc normal d’avoir du cholestérol dans le sang. La phrase « j’ai du cholestérol » signifie « j’ai TROP de cholestérol ». Il faudrait dire en fait : « J’ai trop de mauvais cholestérol ».
- Cholestérol : il y a du bon et du mauvais ?Absolument !
Le « bon » cholestérol est le HDL (cholestérol de « haute densité »), qui circule dans le sang ; ses caractéristiques biochimiques permettent à l’organisme de l’éliminer (le foie l’élimine dans la bile).
Le « mauvais » cholestérol est le LDL (cholestérol de « faible densité ») qui, lui, ne peut être éliminé et s’accumule dans les cellules mais aussi sur les parois des vaisseaux sanguins, créant ainsi des plaques d’athérome, qui à la longue bouchent les vaisseaux.
De ce fait, le LDL (« mauvais cholestérol ») est un des facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires.
- Est-ce qu’il faut se faire doser le cholestérol « pour voir » ?
Il n’y a aucune raison de doser systématiquement le cholestérol à toute la population. Il faut le faire, comme tout examen complémentaire en médecine, seulement quand on en attend quelque chose, en l’occurrence, l’estimation du risque cardiovasculaire, en particulier en présence d’autres facteurs de risque (voir ci-dessous). Si ces facteurs de risque exisent, il peut être intéressant de faire un bilan lipidique complet.
Si le résultat du dosage de cholestérol est normal hors de toute modification de l’alimentation ou d’un quelconque traitement médicamenteux, il n’est pas nécessaire de le répéter plus d’une fois tous les 5 ans (Directives de l’AFSSAPS -Agence française pour la sécurité sanitaire des produits de santé).
- Quelques définitions des maladies cardiovasculaires :
Les maladies cardiovasculaires ont en commun le fait que des artères (vaisseaux qui irriguent les organes et leur apportent de l’oxygène) se bouchent avec le temps, parce que des plaques de graisses (athérome) les obstruent et les fragilisent.
Quand une artère coronaire (qui irrigue la paroi du cœur) se bouche petit à petit, ça donne une angine de poitrine(des douleurs cardiaques à l’effort). Quand elle se bouche brutalement, ça provoque un infarctus du myocarde.
Quand une artère d’un membre inférieur se bouche progressivement, ça donne une douleur à la marche ; si elle se bouche brutalement, ça provoque un refroidissement brutal du membre. On parle alors d’ artérite.
Quand une artère du cou ou du cerveau se bouche progressivement, ça peut donner des troubles du comportement ou de la compréhension ; si elle se bouche brutalement, ça provoque un accident vasculaire cérébral qui peut se traduire par des troubles de la parole, par exemple, ou par une paralysie dans le territoire commandé par la zone du cerveau qui n’est plus irriguée.
- Quels sont les facteurs de risque de maladie cardiovasculaire ?
Les facteurs de risque (FdR) sont des circonstances favorisant l’apparition d’une maladie. En l’occurrence, les facteurs de risque cardiovasculaires, tels qu’ils ont été énoncé par AFSSAPS [1] en 2005, sont les suivants :
- être un homme de plus de 50 ans, ou une femme de plus de 60 ans,
- compter un antécédent de maladie coronaire (angine de poitrine, infarctus du myocarde) précoce chez un parent du premier degré (homme de moins de 55 ans, femme de moins de 65 ans),
- fumer ou avoir arrêté de fumer depuis moins de 3 ans,
- souffrir d’une hypertension artérielle (traitée ou non)
- souffrir d’un diabète de type 2 (= diabète qui ne nécessite pas l’administration d’insuline), traité ou non.
- avoir un « bon cholestérol » HDL inférieur à 0.40 g/l (quel que soir le sexe),
Si le bon cholestérol HDL est supérieur à 0.60 g/l, (facteur protecteur) on compte un facteur de risque en moins.
Autrement dit : le fait d’avoir 60 ans (pour une femme), 50 ans (pour un homme) est « compensé » si on a un HDL supérieur à 0,60 g/l.
Comme on le voit, le « mauvais » cholestérol LDL n’est pas du tout le principal facteur de risque de maladie cardio-vasculaire : le dosage du LDL n’a d’intérêt que chez les personnes qui ont les facteurs ci-dessus.
Lire l’article sur pilule et cholestérol
On ne m’a dosé que le cholestérol total. Quelles conclusions dois-je en tirer ?
Le cholestérol total n’est pas suffisant pour déterminer le risque cardiovasculaire lié aux lipides sanguins. On ne peut estimer ce risque que si le LDL (« mauvais cholestérol ») est élevé ! ! !
Or, pour le moment le LDL ne se dose pas [2] Il se calcule selon la formule suivante (dite de Friedewald) :
LDL = CT – (HDL + TG/5)
LDL = mauvais cholestérol
CT = cholestérol total
HDL = bon cholestérol
TG = triglycérides
Pour que le dosage du cholestérol soit interprétable il faut donc toujours faire un bilan lipidique complet comprenant :
cholestérol total + triglycérides (TG) + HDL cholestérol.
Les triglycérides (TG) sont des graisses particulières fabriquées à partir du sucre et de l’alcool. Le taux de triglycérides peut varier d’un jour à l’autre avec l’alimentation. Il n’est pas possible d’appliquer la formule ci-desus lorsque les TG > 4 g/l. Comme les TG varient en fonction de ce qu’on a mangé ou bu au cours des jours précédents, il ne faut pas faire ce genre de mesure entre Noël et le jour de l’an, ou le lendemain d’un week-end de mariage !
Pourquoi les médecins ne prescrivent-ils pas systématiquement le bilan lipidique complet ?
D’abord parce que ça coûte cher et que c’est prescrit un peu trop souvent (voir ci-dessus) à des gens qui n’en ont pas besoin. (On se demande à qui ces prescriptions inutiles profitent…)
Pour limiter les prescriptions inutiles, lors d’un premier bilan, le dosage du HDL n’est habituellement pas remboursé par la sécurité sociale. Si, et seulement si, le cholestérol total est élevé, le médecin demande dans un second temps le dosage du HDL et des TG sous l’intitulé « Exploration d’une Anomalie Lipidique ».
- Comment savoir si mon « bilan lipidique » est normal ou pas ? Quelles sont les valeurs du mauvais cholestérol à ne pas dépasser ?
Encore une fois, un bilan lipidique n’est jamais interprétable seul : il faut tenir compte des autre facteurs de risque (FdR) cardiovasculaires. (voir ci-dessus)
Voici les normes énoncées par l’AFSSAPS en 2005 :
- en l’absence de Facteur de risque : le LDL doit être inférieur à 2.2 g/l,
- avec 1 FdR, le LDL doit être inférieur à 1.9 g/l,
- avec 2 FdR le LDL doit être inférieur à 1.6 g/l,
- avec 3 FdR le LDL doit être inférieur à 1.3 g/l,
- si le patient est à haut risque (par exemple : une personne déjà fait un accident cardiovasculaire, ou un patient diabétique de type II ayant 2 FdR) : le LDL doit être inférieur à 1 g/l.
Cette norme varie donc du simple à plus du double en fonction du terrain : il faudra être très exigeant quant à la limite du LDL (inférieure à 1g/l) permise chez un coronarien (homme ou femme ayant une angine de poitrine ou subi un infarctus) alors qu’on acceptera plus du double (2, 20g/l) chez une jeune femme sans facteur de risque, ce qui est une situation très fréquente : je ne compte plus les patientes venues faire un bilan cardiologique pour une hypercholestérolémie… qui n’en était pas une. De même les fausses « hypercholestérolémies » sous pilule sont une cause fréquente d’angoisse inutile.
Lire l’article sur pilule et cholestérol
- Au-dessus de quelle valeur de Cholestérol Total faut-il faire un bilan lipidique complet ?
Comme nous l’avons dit au-dessus, le seul cholestérol total n’a pas d’intérêt. Il est donc inutile de le doser « pour voir ».
Si (et seulement si) les conditions sont remplies (existence d’autres facteurs de risque), il faut toujours faire un bilan lipidique complet. La valeur du HDL étant elle-même un facteur de risque (si le HDL est bas) ou un facteur protecteur (s’il est élevé).
Les laboratoires font payer le HDL de façon symbolique (quelques Euros), et souvent, la sécurité sociale ne fait pas d’ennuis aux médecins qui dès le premier dosage demandent « Exploration d’une Anomalie Lipidique » (donc : Cholestérol + TG + HDL), car c’est la recommandation de l’AFSSAPS.
Si, et c’est encore trop souvent le cas, vous n’avez eu que le dosage du cholestérol total et des triglycérides, il faudra refaire un bilan lipidique complet.
Il n’est plus du tout logique de fixer une « valeur de cholestérol total à ne pas dépasser ». Cette norme est passée de 3 g/l à 2 g/l après certains essais cliniques et thérapeutiques mais elle ne devrait plus exister. En effet :
- on peut avoir par exemple, un cholestérol total à 3 g/l, mais un HDL à 0,80 g/l, des TG à 1 g/l, donc une valeur de LDL à 2 g/l, ce qui est tout à fait satisfaisant si on n’a pas d’autre facteurs de risque ;
- on peut avoir un cholestérol total à 1,90 g/l, un HDL à 0,25, des TG à 1 g/l, donc une valeur de LDL à 1,45 g/l, ce qui est trop élevé lorsque on a déjà fait un événement cardiovasculaire ou si on a plus de deux facteurs de risque.
Bon, mais si j’ai quand même du « mauvais » cholestérol, il paraît que je dois faire un régime ?
Quand on dépasse les normes de LDL (calculées à partir des facteurs de risque pré-existants), il est logique de conseiller quelques règles hygiéno-diététiques pendant 2 à 3 mois puis de refaire une analyse de sang.
Voici ces quelques règles hygiéno-diététiques :
- de l’huile de colza ET,
- de l’huile d’olive ET,
- une margarine avec des acides gras particuliers (oméga 3…)ET,
- plus de légumes ET,
- plus de fruits ET,
- plus de fibres et aliments complets (pain, riz, pates) ET,
- moins de fromage ET,
- moins de charcuterie ET,
Et…il n’est pas interdit de se faire plaisir de temps en temps…
Et si malgré le régime, j’ai toujours du cholestérol ?
C’est à ce moment, si et seulement si le LDL est au-dessus des normes établies en fonction du risque cardiovasculaire qu’il faudra envisager un traitement médicamenteux. Mais ça, c’est une autre histoire…
Docteur Bruno Schnebert (Cardiologue)
[1] Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé
[2] D’ici quelques années, le LDL sera dosé en pratique courante.
Source – http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=724
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Sarkozy s’empare du dossier Mediator
C’est ce que titre Le Parisien. Le journal indique en effet que « le chef de l’Etat va s’exprimer ce matin [en Conseil des ministres] sur le Mediator,
une affaire qui menace d’éclabousser la classe politique
.
Le quotidien note que Nicolas Sarkozy « s’en est entretenu à plusieurs reprises avec le ministre du Travail et de la Santé, Xavier Bertrand. Si l’Elysée ne précise pas le teneur du message qui sera délivré, le président devrait sans doute évoquer la chaîne de transmission des informations au sein du système de santé ».
Le Parisien cite ainsi l’entourage du président, qui indique que « le vrai sujet, c’est de savoir quelle est la répartition des responsabilités ». Le journal ajoute qu’« hier, le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a promis une «transparence totale et absolue» pour trouver «les failles du système» ».
Le quotidien observe que « ce scandale sanitaire embarrasse la droite comme la gauche », relevant qu’en matière de responsabilités, deux députés UMP, Jean-Pierre Door et Arnaud Robinet, « estiment qu’il faut attendre le rapport de l’Igas demandé par Xavier Bertrand, les résultats de la mission parlementaire ainsi que l’enquête de la justice. De même, à gauche, on tente de minimiser les responsabilités des élus socialistes chargés de la santé à l’époque ».
Le Parisien note enfin que « pour Jean-Marie Le Guen, député PS, il est «temps de ramener l’industrie du médicament à sa place» ».
La Croix relève également que « l’affaire du Mediator prend une tournure politique ».
Le journal remarque que « d’anciens ministres de la santé, de droite comme de gauche, sont mis en cause. […] C’est bien sûr l’Inspection générale des affaires sociales, dont le rapport est attendu le 15 janvier, qui devra se prononcer sur les responsabilités des différents rouages sanitaires à propos de ce médicament ».
Le quotidien cite un ancien collaborateur de Bernard Kouchner, secrétaire d’État à la Santé lors de la « première alerte [sur le médicament] en septembre 1998) », qui déclare qu’« aucune note sur le Mediator n’est remontée au cabinet. […] On s’est battu, après l’affaire du sang contaminé, pour construire un système de sécurité sanitaire qu’on pensait performant. Et on découvre aujourd’hui qu’il y avait des failles énormes. On est tous effondrés ».
La Croix cite également un expert, qui remarque pour sa part qu’« il y a aussi de forts enjeux économiques, avec des laboratoires qui font du chantage à l’emploi ».
Le Monde note aussi que « la responsabilité des politiques [est] en question. Les anciens ministres de la Santé, de gauche et de droite, affirment ne pas avoir été tenus au courant de la dangerosité du médicament ».
Le quotidien publie en outre une enquête intitulée « les intrigues des laboratoires Servier ». Le Monde observe que « le deuxième groupe pharmaceutique français, pris dans la tourmente, a toujours eu recours à une politique commerciale agressive et s’est construit un solide réseau d’influence ».
Revue de presse rédigée par Laurent Frichet
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Cancer : une pub interdite par les autorités plombe le vaccin Gardasil
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 07/12/2010 | 18H54
Les autorités ont interdit une pub vantant les mérites du Gardasil, vaccin contre le cancer du col d’utérus à l’efficacité non prouvée.
Une publicité en faisant un peu trop sur le Gardasil, le vaccin de Sanofi Pasteur contre le cancer du col de l’utérus, a été interdite. Il fallait lire le Journal officiel du 22 septembre 2010 pour l’apprendre et comprendre que tout le monde n’est pas convaincu de l’efficacité de ce produit.
Il est reproché à Sanofi Pasteur, dans le supplément « spécial congrès » de la revue hebdomadaire Impact médecine, d’avoir fait une publicité inexacte pour son vaccin Gardasil. Interrogé, Sanofi Pasteur MSD « prend acte » de la décision et refuse de la commenter.
L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a beau expliquer qu’elle interdit régulièrement des publicités pour des médicaments et qu’elle ne communique jamais dessus, celle-ci est particulière. Ce qui nous a alertés ? Dans la motivation de l’interdiction, l’Afssaps écrit :
« En l’état actuel des données, il n’y a pas d’étude démontrant un effet préventif de la vaccination sur la survenue des cancers, le délai entre l’infection et l’apparition d’un cancer invasif étant estimé à quinze à vingt-cinq ans. »
Il faut donc comprendre qu’il n’est pas établi que le vaccin Gardasil prévienne le cancer du col de l’utérus. Étonnant, dès lors, qu’il soit remboursé à 65% par l’Assurance maladie et recommandé à coups de campagnes éducatives financées par le labo…
Rappelons que le cancer du col de l’utérus est causé par le virus HPV (papillomavirus humain). Le vaccin protège contre quatre génotypes de ce virus.
Un impact réel connu dans une décennieComment expliquer que l’on rembourse et conseille un vaccin dont l’efficacité n’est pas prouvée ? Comme nous l’écrivions déjà il y a un an et demi, les bénéfices attendus ne sont pas absolument démontrés.
A la Haute autorité de santé, on nous explique que l’autorisation de mise sur le marché a été délivrée par l’Agence européenne du médicament (EFSA), suite aux essais cliniques présentés par le laboratoire. Ensuite, le service médical rendu a été jugé « important » mais l’amélioration du service médical rendu est qualifiée de « modérée » (par rapport au frottis).Le discours de la Haute autorité de santé vire un peu au jeu de piste. Ainsi, dans son« état des lieux et recommandations » daté de novembre dernier sur le sujet, on peut lire :
« L’impact réel de la vaccination sur le dépistage ne sera pas connu avant au moins une décennie puisque sont vaccinées les jeunes filles à partir de 14 ans, les premières vaccinées n’entreront donc dans le dépistage que dix ans plus tard [le dépistage par frottis ne démarrant qu'à 24 ans, ndlr]. »
Dans le même document, il est écrit (page 22) que :
« L’augmentation du taux de couverture du dépistage [par frottis, ndlr] joue un rôle plus important sur la baisse du nombre de cancers et de la mortalité associée que l’augmentation du taux de couverture du vaccin. »
Certains médecins qui ont suivi le dossier ont d’ailleurs décidé de ne plus conseiller le vaccin mais de plutôt mettre l’accent sur le seul suivi régulier par frottis du col.
Des conflits d’intérêts manifestes à la Haute autorité de santéPour mieux comprendre ce qui amène les autorités à protéger absolument ce vaccin, il faut regarder, comme dans l’affaire du Mediator, du côté des pressions exercées par le laboratoire, dans le cas présent, Sanofi Pasteur, géant français de la pharmacie.
Le plus pertinent est de rechercher les conflits d’intérêts concernant les experts. Ainsi, dans le groupe de travail « Stratégies de dépistage du cancer du col de l’utérus », qui s’est réuni pendant plus d’un an pour éclairer les politiques publiques, on trouve des personnes ayant plusieurs casquettes.
Pour ne citer que deux exemples :ï‚· Jean-Jacques Baldauf, dans sa déclaration de conflits d’intérêts, mentionne qu’il est « investigateur principal » sur le Gardasil pour Sanofi Pasteur ;
ï‚· sa consoeur Brigitte Letombe, outre des missions ponctuelles pour les laboratoires fabricant ce vaccin, signale à la rubrique « autre » de la longue liste des conflits d’intérêts, qu’elle travaille pour la communication de Sanofi depuis janvier 2009.
Sans préjuger de leur impartialité, on peut se demander s’il est normal que les politiques de santé publique coûteuses et à l’efficacité incertaine soient inspirées par des médecins aussi liés financièrement aux laboratoires.
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Sucre raffiné et aspartame : une drogue et un poison en vente libre
Il a fallu des années avant que le sucre raffiné ne soit mis en cause officiellement pour son rôle déterminant dans le développement de l’obésité. On commence à peine à reconnaître scientifiquement qu’il peut également être un accélérateur, voire le déclencheur de nombreuses maladies.
Sucre raffiné et aspartame : une drogue et un poison en vente libre
Sans attendre que toute la vérité soit faite, les industriels de l’agroalimentaire, nous proposent désormais de remplacer le sucre par toute une série d’édulcorants de synthèse, parmi lesquels l’aspartame qui présente, pour eux, l’avantage d’être moins cher à produire, d’offrir un pouvoir sucrant environ 200 fois supérieur à celui du sucre (saccharose) et de n’apporter que 4 kcal/g.
Rien d’étonnant, alors, qu’il n’ait fallu que quelques années pour que l’on trouve de l’aspartame partout. Cet édulcorant est utilisé dans près de 5 000 produits (boissons « light », produits laitiers allégés, confiseries, pâtisseries, confitures…). Seul problème : l’aspartame se révèle être un poison encore plus dangereux que le sucre raffiné.
Tous les sucres ne sont pas des poisons
Le sucre, en tant que substance naturelle, n’a pourtant rien de dangereux, il est même vital lorsqu’il s’agit de glucose qui joue un rôle central dans le métabolisme des plantes, des animaux et des humains. Il existe d’autres sucres simples d’origine naturelle et inoffensifs comme le maltose ou sucre de malt, le fructose ou sucre de fruits, le lactose ou sucre de lait. Il y a aussi des sucres dits « complexes », qui se retrouvent dans les pâtes, les pommes de terre, le pain et toutes les céréales (qui sont, soit dit en passant des sucres lents tandis que les sucres contenus dans les légumes et la plupart des fruits sont des sucres rapides). Tant qu’aucun processus de raffinage n’est intervenu dans leur fabrication, tous ces sucres ne causent aucun dommage à l’organisme.
Le sucre raffiné pompe nos vitamines et minéraux
Si à l’état naturel, dans les aliments non raffinés (les fruits par exemple), les sucres sont toujours accompagnés de vitamines (B1) et de minéraux (magnésium) indispensables à leur métabolisme, le sucre raffiné qui n’en contient pas, oblige, en revanche, notre corps à puiser ces vitamines et minéraux dans ses propres réserves (calcium des os par exemple).
La consommation quotidienne de sucre raffiné produit un excès permanent d’acidité et l’organisme doit alors puiser de plus en plus de minéraux pour tenter de corriger ce déséquilibre. Le sucre raffiné est donc d’abord néfaste parce que les seules choses qu’il apporte sont des calories « vides ». De plus, il lui manque les vitamines et minéraux naturels qui sont présents dans la betterave à sucre ou la canne à sucre.
Le sucre comparable à la drogue
Le sucre raffiné et les aliments qui en contiennent provoquent une hyperglycémie (montée brutale du taux de glucose sanguin). Une sensation d’euphorie, de plein d’énergie apparaît rapidement mais qui sera de courte durée puisque le pancréas réagit en secrétant de l’insuline. Une hypoglycémie réactionnelle (baisse du taux de glucose sanguin) s’ensuit avec une sensation de coup de pompe qui invite à consommer à nouveau du sucre. Notre organisme entre dans un cercle vicieux qui peut aller jusqu’au diabète, d’autant plus que notre alimentation moderne comprend toujours, à côté du sucre blanc, des céréales raffinées (riz blanc, pain blanc, pâtes) ou d’autres aliments capables d’augmenter rapidement la glycémie comme la pomme de terre. L’excès de sucre raffiné entraîne une réelle dépendance, et le sucre doit être comparé à une drogue.
Pour couronner le tout, il est désormais admis que le sucre est un facteur majeur de détérioration des dents, qu’il favorise l’obésité mais aussi qu’il augmente le risque de cancers et de maladies cardio-vasculaires.
L’histoire édifiante de l’aspartame
L’aspartame est découvert en 1965 par hasard par un chimiste de la compagnie pharmaceutique Searle qui travaillait sur un médicament anti-ulcéreux. À l’époque, le groupe pharmaceutique est en grande difficulté, la Food and drug administration (FDA) enquête sur ses méthodes d’expérimentation des médicaments. La famille Searle qui a financé la campagne de Donald Rumsfeld à Chicago lui confie le poste de PDG. Dans la foulée, l’enquête de la FDA est interrompue et elle accorde la première autorisation de mise sur le marché de l’aspartame, en 1974. Le laboratoire Searle renoue avec les profits, Donald Rumsfeld gagne 500 000 dollars par an en 1982 et possède 4 millions de dollars de stock-options.
* Searle est racheté en 1985 par Monsanto, le spécialiste des OGM. Le laboratoire change alors de nom pour devenir NutraSweet (il est classique de faire valser les noms pour brouiller les pistes). NutraSweet a été vendu récemment à un fonds d’investissement américain : J.W. Childs Equity Partners.
* En 1988, l’aspartame est autorisé en France comme édulcorant de table et dans de nombreux aliments. Il est codé en tant que E951 dans la classification des additifs. C’est actuellement l’édulcorant le plus largement utilisé en France (sous la marque Canderel).
L’aspartame est un poison en vente libre
Une fois ingéré, l’aspartame se transforme quant à lui en poison, et même en plusieurs poisons : la phénylalanine, le méthanol et la dicétopipérazine.
La phénylalanine est un acide aminé que l’on trouve dans le cerveau humain. Il a été démontré qu’une seule prise d’aspartame suffit pour faire monter les niveaux de phénylalanine au niveau cérébral. La consommation régulière d’aspartame entraîne ainsi inévitablement un taux cérébral excessif de phénylalanine dont la première conséquence est une chute de l’hormone cérébrale de la bonne humeur (la sérotonine), conduisant à des désordres émotionnels tel que la dépression.
Une consommation chronique d’aspartame va, quant à elle, carrément modifier la chimie cérébrale entraînant des pertes de mémoire voire même une destruction des neurones comme on l’observe dans la maladie d’Alzheimer.
On notera enfin que le Docteur Louis Elsas, professeur de pédiatrie (Université d’Emory, Georgie, USA), n’a pas hésité à déclarer devant le Congrès américain que la phénylalanine qui se concentre dans le placenta peut provoquer des cas d’arriération mentale.
Le méthanol correspond, en poids, à environ 10 % de l’aspartame. Il se décompose, entre autres dans le corps en acide formique (le poison injecté par les piqûres de fourmis) et en formaldéhyde (un cancérigène connu qui cause des dommages à la rétine, s’oppose à la reproduction de l’ADN et cause des malformations prénatales). Les problèmes les plus connus d’un empoisonnement au méthanol sont les problèmes visuels. D’autres symptômes sont également répertoriés : maux de tête, bourdonnement d’oreilles, dérangements gastro-intestinaux, faiblesse, vertiges, frissons, trous de mémoire, engourdissements et douleurs fulgurantes des extrémités, troubles du comportement.
La dicétopipérazine, enfin, a été impliquée dans l’apparition de tumeurs au cerveau et des polypes utérins.
Des symptômes qui brouillent le diagnostic
Les grands consommateurs de boissons « light » souffrent d’une série de maux dont ils ne s’expliquent pas l’origine. Il s’agit en fait de la maladie de l’aspartame caractérisée par :
* douleurs de type fibromyalgie, * spasmes, * vertiges, nausées, maux de tête, * acouphènes, * lancements ou engourdissements des jambes, crampes, * douleurs articulaires, * dépressions, * crises d’angoisse, * discours incohérent, * vision trouble, * pertes de mémoire.
Pire encore, on peut diagnostiquer chez certains patients une maladie grave (fibromyalgie – arthrite – sclérose en plaques – maladie de Parkinson – lupus – épilepsie – troubles psychologiques – maladie d’Alzheimer) alors que leurs symptômes ne sont que la conséquence de la consommation abusive d’aspartame.
L’aspartame ne fait même pas maigrir
L’aspartame, enfin, crée un besoin maladif de sucre et fait grossir. L’American cancer society a confirmé cette ironie après avoir suivi 80 000 femmes durant six ans. Parmi celles qui ont pris du poids durant cette période, les femmes qui utilisaient des édulcorants artificiels en ont pris davantage que celles qui n’en consommaient pas.
Tout indique que l’aspartame, plus encore que le sucre raffiné, représente un danger sanitaire aussi grave qu’insidieux. Aux États-Unis, de plus en plus de voix s’élèvent pour s’opposer à son emploi massif (l’US Air Force recommande même à ses pilotes de ne plus en consommer). En France, malheureusement, le mutisme est complet.
source : http://soignez-vous.com
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